En vertu de l’article 1134 du Code Civil, le contrat
de travail doit être exécuté de bonne foi.
La démission est l’acte par lequel le salarié fait
connaître à l’employeur sa décision de rompre
le contrat de travail.
Elle doit résulter d’une volonté libre,
sérieuse et non équivoque.
A défaut, la démission s’analyse
en un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Ainsi, il a été jugé que :
la lettre
de rupture ou démission adressée par le salarié ne
fixe pas les termes du litige et n’empêche pas le salarié de
faire état devant les juges de griefs à l’égard
de son employeur (Soc. 8 janvier 2003),
la démission
consécutive à des mesures vexatoires n’est pas une
démission résultant d’une volonté claire et
non équivoque et doit être requalifiée en un licenciement
sans cause réelle et sérieuse (Soc. 16 février 1989),
lorsque
le salarié démissionne sous la pression de l’employeur,
la rupture ne s’analyse pas en une démission et doit être
requalifiée en un licenciement sans cause réelle et sérieuse
(Soc. 22 septembre 1993),
le défaut
de paiement des heures supplémentaires constitue, de la part de
l’employeur, un manquement à ses obligations de nature à lui
imputer la responsabilité de la rupture, de sorte que le salarié ne
peut donner un consentement clair et non équivoque (Soc. 8 janvier
2003).